MELBOURNE : UN PETIT RESUME

Publié le par Célia Sorg

 

 

Après deux jours et demi passés à Wollongong, me voilà dans l’avion pour Alice Spring. Par le hublot je vois la terre devenir de plus en plus rouge !

IMGP3277 Il est grand temps de vous parler un peu de mon mois et demi à Melbourne. Je n’ai plus donné de nouvelles car je n’avais pas grand-chose d’excitant à raconter. La vie d’au pair est ennuyeuse et je n’ai finalement trouvé un petit job (mais d’une seule soirée par semaine) que peu de temps avant mon départ : serveuse pour un traiteur. Très fatiguant : rester debout 8 heures d’affilée en portant des plateaux chargés de verres et de nourriture (quelles courbatures j’avais le lendemain !). Cela m’a permis de rencontrer des backpackers (pas un seul Australien parmi les serveurs!) et de vivre des mariages australiens. On m’avait prévenu, mais j’ai tout de même été très choquée : l’ensemble de la noce boit jusqu’à ne plus pouvoir marcher! Ceux qui tiennent encore sur leurs jambes apportent des verres pleins à ceux qui ne sont plus capables de quitter leur chaise. A 23 heures, la moitié des invités sont assis par terre et pleurent. L’autre moitié se fait des bises : « Tu sais que je t’aime ? Tu sais que tu es le meilleur pote que j’ai jamais eu ? Je ne sais pas comment tu t’appelles mais vraiment je t’aime ». Après la fermeture de l’open-bar à minuit on met tout le monde dehors et les gens restent une bonne demi-heure hébétés, assis par terre sur le trottoir, le temps que des taxis viennent les chercher. Il paraît que c’est normal : on n’honore la fête que si on finit mort-cuité.


IMGP3207Je fus un peu triste de la tournure prise par mon départ de Melbourne. Je n'ai pas compris pourquoi Bernie ne voulait pas memmener à laéroport, mais souhaitait se contenter de me déposer à la gare. Cela ma un peu surprise parce que laéroport est à 25 minutes de voiture à peine et quelle y emmène son mari pilote de ligne plusieurs fois par semaine. Jai tout de même partager leur vie 10 semaines et je ne pense pas avoir été une mauvaise au pair !

Lucette, ma copine. Elle a trois grandes passions dans la vie : les chats (Miouuu!), la mayonnaise (more! more!), et le frisbee (son assiette pleine lancee a travers la piece : qui c'est qui lave les murs? C'est bibi! )

Lorsque je suis allée dire au revoir aux voisins - un adorable couple australo-allemand - et qu
ils ont appris que je me rendais à laéroport par les transports en commun, ils se sont écriés quil était hors de question que je prenne le train puis le bus avec mes bagages et quils memmèneraient en voiture. Javais peur que Bernie se sentent humiliée de faire raccompagné l’au pair par les voisins mais quand je lui ai annoncé, ça ne lui a fait ni chaud ni froid ! Un départ qui ma rendu un peu triste et m’a laissé fort étonnée, donc

 

Faisons un petit résumé de Melbourne :

Ce que je n’ai pas aimé, tout d’abord :

IMGP3626- Le consumérisme à outrance : acheter, acheter, acheter ! L’objet que l’on achète n’a aucune importance : on peut l’oublier dans un sac aussitôt rentré à la maison. Le plaisir semble résider dans le simple fait de dépenser son argent.

Porte-feuille geant en marbre devant le GPO : MONEY! 

- Le côté : « Ville d’art » : les Melbourniens sont supérieurs aux autres, parce que, eux, ils font de lard. Déplaisant car superficiel : pas beaucoup de bonnes idées, finalement.

- J’ai détesté Saint Kilda et son côté « bohème chic ». Marcher pied nu avec des rastas sur la tête mais débourser 6 dollars pour une bière.

- La gastronomie ? Je n’en ai rien vu. Les habituels restau thaï et chinois pas terrible. Je n’ai rien mangé de franchement bon. Mon meilleur repas restera un fish and chips servi dans du papier glacé.

IMGP3100- Trop d’Européens, et parmi eux beaucoup trop de Français. Tous les Français d’Australie ont dû s’y donner rendez-vous. On entend parler français sans arrêt. Moi qui essaie, dans la mesure du possible, d’éviter mes congénères, eux se déplacent, sortent, vivent, travaillent entre Français. Quel est l’intérêt de se rendre en Australie si c’est pour rester dans une petite communauté franco-française ? Le grand nombre de jeunes voyageurs avec un visa vacances-travail à Melbourne doit être une des raisons qui explique qu’il soit si difficile de trouver un travail. Les jeunes voyageurs avec qui j’ai discuté m’ont dit qu’un bon mois et demi c’est la norme pour trouver un travail à Melbourne. Et dire qu’à Sydney j’ai eu trois propositions d’emploi en une après-midi et qu’à Wollongong j’ai trouvé mon travail en 3 jours ! Un avantage de Melbourne sur Sydney est que les loyers y sont beaucoup plus raisonnables.

Une des nombreuses petites rues commercantes de Melbourne.

- Les gens sont laids. Je ne plaisante pas : les Melbourniens sont LAIDS. Trop gros, ou trop maigres. Les ados sont des grosses boules de graisses ou des squelettes à la peau verte. Toutes les femmes semblent être enceintes. C’est la mode du « vintage » : les femmes s’habillent avec les espèces de robe-tablier de couleur criarde des années 70 (acheté une fortune chez un antiquaire), le genre de trucs que les vieilles des Vosges profondes se commandent encore parfois à la Redoute.

- Les plages sont laides et l’eau brunâtre (excepté du côté de Sandrigham). Le sable est grossier et blesse les pieds.

- Le climat : il fait trop chaud (quand le soleil brille c’est un supplice : il brûle !), ou trop froid (dès que le soleil n’est plus là il faut un pull.

 

Passons à ce que j’ai aimé, maintenant :

- Le Wifi de Federation Square, son écran géant, ses concerts, ses petits matelas à disposition pour faire une sieste par terre, sa fausse herbe en plastique finalement très moelleuse.
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Une photo prise avec mes pieds a federation square : je deviens experte en auto portrait!
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- Les musées et les expo, souvent bien cachés mais toujours gratuites. Le plus beau musée que je n’ai jamais visité est le Melbourne Museum. Il y a de tout dedans : histoire, sciences naturelles, art… Il y a même une forêt à l’intérieur du musée avec des arbres gigantesque, des oiseaux, des poissons et des grenouilles ! Des chemins nous emmènent sous la terre où l’on peut voir la vie sous la forêt (dans l’eau, les racines, les roches…). Le tout dans un bâtiment à l’architecture incroyable. J’y suis allée 4 fois.

Parapluies geants dans l'un des batiments de federation square.

IMGP3224- Les visites guidées et gratuites du Victoria Museum of Art par des bénévoles. Il y a une dizaine de visites guidées chaque jour sur des thèmes différents : portrait, art contemporain, art aborigène, paysage, art du 19ème, du 18ème… Je faisais plusieurs fois la même visite mais avec un guide différent : c’était amusant et intéressant de voir que chaque guide a une approche différente des œuvres. Ils ne disent parfois pas du tout la même chose : l’un s’intéresse plus à la genèse de l’œuvre, l’autre à une approche historique, ou encore purement artistique, et parfois, une interprétation différente !


Le plafond du Victoria Museum of art (batiment de l'art australien).




IMGP3634- L’architecture avant-gardiste de la ville mêlée à l’ancien : les calèches, les trams, les vieilles maisons.

Tram numero 1 et caleche en face de la bibliotheque nationale.


Dans East Melbourne, j’ai vu une église détruite par le feu (il ne restait plus que la façade et quelque pan de murs) réhabilité en logements !






J’ai été tout d’abord choqué et ensuite, en en faisant le tour, j’ai trouvé l’ensemble magnifique ! Habiter là doit coûter une fortune. Ci-dessus la photo.

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J’ai fait des petites excursion sympas :


- Ballarat, dont j’ai déjà parlé.


IMGP3386- Bendigo : une autre ville de la ruée vers l’or. J’y ai visité une ancienne mine d’or à 60 mètres sous terre : la Deborah gold mine. Bien fait et intéressant. Nous avons été guidés dans la mine par un chercheur d’or professionnel (il y a encore des mines d’or en activité dans les environs et des gens qui vivent de la prospection) qui connait très bien son sujet.


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Une vue de la mine depuis le haut des "ascenseurs".




Il y a des bénévoles passionnés : des personnes âgées (très âgées !) qui travaillaient dans la mine avant qu’elle ne ferme dans les années 60 et qui sont là pour répondre à nos questions et raconter des anecdotes. Un peu cher (25 dollars), mais j’ai bien aimé.










IMGP3164- Un pique-nique à Hanging Rock avec Ben. Nous sommes ensuite allés à Daylesford où il n’y a rien de vraiment intéressant à faire et aux chutes de Trentham. Ben, (que je voyais dans le cadre d’un échange de langue), s’est révélé l’heureux propriétaire d’une personnalité hors du commun.

Ben a Hanging Rock.


Ben se promène avec des chaussures trouées, un pantalon tâché et une chemise déchirée. Il a toujours sous le bras un sac de supermarché bio en tissus vert rempli de trucs qui se mangent. Ben consacre sa vie à l’étude de la vie, de la société, et surtout à l’étude de l’art d’être heureux. Il excelle d’ailleurs dans ce domaine et tâchait de me donner des cours à chacune de mes visites. Il chassait de sa vie tout ce qui pouvait être source de tracas, et cultivait l’art de l’oisiveté à la perfection. Tout d’abord, il m’a agacé, je le trouvais inintéressant et désintéressé, sans projet, sans envie. Puis j’ai essayé de voir la vie à travers son regard et j’ai expérimenté quelque chose d’extraordinaire : profiter du temps présent. Cela semble simple, c’est en fait extrêmement compliqué.

IMGP3453Ben en pleine activite : nous avions le projet de tester toutes les pelouses des jardins publics melbourniens : nous n'avons eu le temps d'en essayer que 4 (Treasury Garden, Edinburg Garden, Flagstaf Garden et Carlton Garden).

Si les gens en général et moi en particulier bougent tout le temps, parlent tout le temps, c’est parce que dès que l’on s’arrête, des pensées désagréables afflues : on pense au lendemain, au passé, aux problèmes, aux espoirs, on ressent la chaleur, le froid, la faim, la soif, l’envie ou la peur. Ben m’expliquait comment respirer, comment exercer son esprit à ne penser à rien, comment se concentrer sur le temps présent, les sensations de l’instant, et trouver du plaisir dans des petits riens : boire son café, écouter des musiciens des rues, regarder des familles faire leur course au marché Victoria, marché pied nu dans l’herbe, manger des mûres, flâner dans une librairie, mais tout cela non pas superficiellement et rapidement, comme des instants sans valeur car insignifiants, mais au contraire avec grand sérieux, calme et concentration. Je voyais Ben environ une fois par semaine. Il m’aurait fallu deux ou trois séances par semaine pour parvenir à un résultat convenable dans la pratique de l’art d’être heureux.

- Traversée de la Baie en ferry de Queenscliff à Sorrento et après-midi au bord de l’océan avec le couchsurfeur Arne.

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Plage de Portsea avec London Bridge tout au fond.







- Geelong (visite du musée de la laine) et Torquay.

- La Bellarine Peninsula, Queenscliff et Point Longdale. Au passage, je vous déconseille fortement la visite guidée à 10 dollars du fort de Queenscliff : c’est totalement inintéressant.

- La Great Ocean Road en tour organisé.

 

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Un koala appercu durant le tour.



















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J’ai découvert avec surprise que mon blog était très bien référencé ! Lorsque j’ai voulu trouver des informations sur la plongée sous-marine à Jervis Bay, le seul site internet en français que j’ai trouvé sur Google à ce sujet était le mien !

Donc je vais essayer dorénavant de donner des informations précises, cela pourra peut-être servir à d’autres personnes pour un futur voyage.

Un echidne en train de chasser des fourmis.



L’organisme avec lequel j’ai fait le tour d’une journée sur la Great Ocean Road était « Wild Wombat Escapes». 99 dollars avec le repas de midi mais ce dernier était vraiment limite (sandwich végétarien avec un espèce de faux pain caoutchouteux. Dessert : même pain sur lequel on peut étaler de la confiture bas de gamme). Chris, le patron-organisateur-guide, était gentil, mais son plan drague un peu lourdingue. Musique dans le mini-van trop forte et mal réglée (les basses résonnaient dans ma cage thoracique !). Je ne vous parle pas de la réaction de Chris quand j’ai finalement demandé de baisser un peu le volume. Donc je pense que l’on peut trouver mieux.

 

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J'etais au centre ville durant l'orage de la decennie.


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Les grelons et les rues transformees en torrent. J'ai pense me refugier dans la gare : il pleuvait a l'interieur nous pataugions dans 5 centimetres d'eau.



Si vous chercher à travailler : le restaurant-traiteur qui m’a embauché est « Le Point » à Albert Park. J’ai postulé par mail. Il y a un fort turn-over du personnel donc il y a une bonne chance d’être embauché. Ils paient correctement. Le travail est facile mais pénible et l’encadrement est gentil. Pas la moindre remarque désobligeante, répètent avec patience trois fois la même chose si on ne comprend pas. Les cuistots sont gentils : si on a faim (et si on reste un minimum discret), on peut grignoter ce que bon nous semble. Mais ce ne peut être qu’un petit boulot d’appoint car ils ne nous proposent qu’une à deux soirées par semaine (de toute façon, plus, ce serait trop fatiguant).

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Les Melbourniens adorent les vieilles voitures : une Rolls-Royce dans les environs d'Albert Park.

 

Pour faire de l’aviron (c’est génial, je vous le conseille), le meilleur club est celui de Footscray (Footscray rowing club). Demande 40 dollars pour 4 séances de 2 heures (chaque dimanche matin à 10 heures, on commence quand on veut, pas la peine d’attendre le début du mois) contre 140 dollars les 3 séances d’une heure et demi dans les autres clubs. Ils ne sont pas prétentieux, l’équipe d’encadrement et d’enseignement est excellente et ne fait cela que pour le plaisir. Que du bonheur !

Ils sont difficile à trouver sur internet et de toute façon le site n’est pas à jour. Vous pouvez essayer de joindre Tony au 0419519317 ou vous rentre directement sur place le dimanche matin à 10 heures. Mon prof s’appelait Peter Bright.

 

Maintenant, par le hublot, ce n’est qu’un océan de sable rouge à perte de vue ! Nous commençons la descente vers Alice Spring. Je vous laisse donc car nous sommes sensés éteindre les appareils informatiques pour l’atterrissage.

 

A bientôt !

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Publié dans Australie - Victoria

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Commenter cet article
L
<br /> oui Ben on veut te rencontrer, viens!!<br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> Vive Ben! j'espère qu'il viendra exercer son carpediem à paris un jour!!<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Je l'ai invite et il ne semblait pas indifferent a l'idee de passer quelques jours a Parissss. S'il me lit, je renouvelle mon invitation : tu seras toujours le bien venu a Paris, Ben !<br /> <br /> <br /> <br />