Ballarat

Publié le par Célia Sorg

Mardi 2 février 2010


IMGP3103Visite de Ballarat, ville de 75 000 habitants, à une centaine de kilomètres de Melbourne, née de la fièvre de l’or en 1951 et siège de la révolte d’Eureka en décembre 1954 (considérée comme la date de naissance de la démocratie australienne).

Un « grandiose » spectacle son et lumière sur le site originel est sensé raconter cet évènement mais je l’ai snobé. J’ai également snobé l’attraction principale : la reconstitution grandeur nature d’une ville de l’époque de la ruée vers l’or avec acteurs, visite d’une fausse mine, voyage en charrette et tout le toutim’.

J’ai préféré visiter le « Musée de l’Or », retraçant l’histoire de Ballarat, la vie quotidienne sur les « Goldfield » (champs de l’or), les différentes techniques pour trouver de l’or, etc… Musée très bien fait et intéressant.

J’ai été surprise d’apprendre que ceux qui s’enrichissaient et faisaient prospérer les villes champignons étaient les malins qui avaient l’idée - non pas de chercher de l’or - mais de vendre aux prospecteurs ce dont ils avaient besoin (au prix qu’ils voulaient puisque les villes poussaient au milieu de nulle part et que la concurrence était nulle) : vêtement, nourriture, outils…

Je pensais qu’une fois les gisements épuisés les villes nées de la ruée vers l’or mourraient et devenaient des villes fantômes. En fait les notables commerçants étaient bien installés et restaient ainsi que tous les chercheurs d’or malchanceux qui avaient trouvé du travail sur place : agriculteurs, artisans ou éleveurs. La ville n’avait plus besoin d’or pour prospérer !

Petite ballade sur les rives du lac Wendouree… qui en fait n’existe pas ! Ce n’est qu’une grande étendue d’herbe jaunie ! A l’époque de l’arrivée des occidentaux, c’était un marais qui procurait de la nourriture aux populations aborigènes. Les occidentaux ont transformé le marais en lac pour leur divertissement, faisant mourir de faim ou s’enfuir les aborigènes qui n’étaient plus que 11 en 1967 (de mémoire, chiffres peut-être pas exactes). Avec la sècheresse qui sévit depuis de nombreuses années le lac est totalement asséché.

Visite de la Galerie d’Art, la plus riche du Victoria après Melbourne. J’ai beaucoup apprécié les peintures d’Eugène Von Guerard, Autrichien venu chercher fortune à Ballarat en tant que chercheur d’or mais ayant vite abandonné pour revenir à son premier métier : peintre d’art. Certaines de ses peintures représentent Ballarat en 1853 qui n’est alors qu’une ville de tentes. En 1872, un photographe de Ballarat a fait des photographies panoramiques de la ville depuis la tour de guet des pompiers : la ville est entièrement construite en dure avec mairie, églises, gare, poste, marché, théâtre, école… J’aurais aimé visiter la ville lors de ces 20 années d’effervescence ! Ces vieux bâtiments sont encore là et donnent un cachet particulier à la ville.

Une idée à creuser pour papa : la visite du musée était agrémentée par un I-Pod sur lequel le visiteur regardait de courts films de 2 à 4 minutes sur l’historique du musée, la présentation des galeries, des peintures, du bâtiment. Le directeurs du musée, des historiens, parlaient des œuvres et du musée. Comme l’écran est tout petit, il n’est pas possible de montrer grand-chose mais c’était intéressant et fonctionnel. L’image et le son étaient très bon. En plus on pouvait déambuler de salle en salle avec sa petite télé perso ce qui est beaucoup plus dynamique que de rester assis 20 minutes devant un film.

Les sites à visiter à Ballarat étaient assez éloignés les uns des autres mais tous les bus de la ville de départ et d’arrivée sont compris dans l’achat du billet de train. C’est très pratique : il y a encore du service public en Australie !

 

 

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Publié dans Australie - Victoria

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