Voyage organisé dans le centre rouge

Publié le par Célia Sorg

Tour organisé Les Olgas - Uluru - King Canion - Palm Valley avec Adventure Tour

 

Premier jour

 

Départ à 6h00 du matin.

Première impression sur le groupe : ils sont vieux ! Tous ont bien plus de 60 ans, mis à part un couple d’Italien (un homme de 48 ans avec sa poulette de (bientôt) 23 ans qui passera son temps à dormir et fumer des cigarettes), et un adorable monsieur, la quarantaine bien sonné, très délicat, et visiblement gay. Nous sommes 10 en tous.

Première impression sur les deux guides : ils sont jeunes ! 22 ans chacun ! Comment peut-on confier de telles responsabilité à des gens de cet âge ?

La matinée se passe à rouler : Uluru est à 450 kilomètres d’Alice Spring. En chemin nous nous arrêterons pour visiter une ferme de dromadaires. Il y a également des émus, des kangourous et des dingos. Ce n’est qu’une attraction pour touriste et je refuse de payer 7 dollars pour monter sur un dromadaire et faire une promenade de 2 minutes top chrono à l’intérieur d’un petit enclos. Je préfère regarder les autres : c’est bien plus drôle.

A notre arrivée au camps nous déjeunons d’hamburgers au steak haché de chameau. Ces steaks, puant l’oignon,IMGP3795 n’ont aucun goût particulier. Il est amusant de constater que sur les 10 personnes du groupes, 8 sont Européennes, et ne savent pas manger des hamburgers. Alors que l’Australien et la Canadienne s’empilent les ingrédients entre le pain, les Européens placent les ingrédients dans l’assiette en petit tas et utilisent le pain pour pousser. L’Italienne réclame de la sauce vinaigrette, chose qui n’existe pas en Australie et que l’on appelle « french dressing ». Le guide lui tend du ketchup et de la mayonnaise : elle manque de faire une apoplexie et fouille dans tous les cartons, ne voulant pas croire qu’il n’y a nulle part ni vinaigre ni huile d’olive.

Le camping géant d'Uluru.

 

Le camp est un espèce de gigantesque camping avec des tentes permanentes organisées autour d’un bâtiment des douches monumentale.

 

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Notre première ballade : The Olgas, de l'eau et des fleurs partout !  

 

Après-midi : ballade aux Olgas. Je commence à comprendre ma douleur : près de 3 heures pour faire un peu moins de 3 kilomètres ! Il faut attendre tout le monde à chaque tournant, et la petite troupe, âgée, tire la pate.

 

 

 

Coucher de soleil à Uluru avec un verre de ce que les Australiens appellent Champagne, c’est à dire un mauvais mousseux australien. La visite tourne au cauchemar pur : 1000 personnes au moins regardent le coucher de soleil avec le même verre de mousseux dégueu à la main.

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Pour que vous compreniez mon piteux état psychologique et émotionnel lors du couché de soleil à Uluru, je dois faire ici une petite aparté informative concernant les chromosomes de mon adoré paternel. J’ai en effet une maladie génétique qui me vient de mon papa et qui s’appelle la « gensine ». Les symptômes sont les suivants : lorsque mon père est en vacances ou en week-end et qu’il voit « des gens », il développe une espèce d’allergie qui se traduit par démangeaisons, suffocation, palpitation, sueurs froides et mort subite si une solution n’est pas trouvée dans les 3 minutes. Donc, en arrivant à une plage où un endroit touristique, s’il y avait plus de 10 personnes, Papa criait : « Ah ! Il y a plein de gens ! ». Il se ruait alors dans la voiture et démarrait en trombe, oubliant Marie qui, plus jeune, a des jambes plus courtes que moi et court moins vite. La plus grande partie de nos vacances se déroulaient donc dans la voiture à fuir les gens. Les marches et les visites se faisaient le plus souvent à l’aube pour éviter le peuple, et le soir nous n’étions heureux que seul, à faire du camping sauvage dans des endroits déserts et reculés que nous n’atteignons par des petites routes en terre défoncées qu’au prix d’énormes efforts de notre titine de voiture transformée en 4x4.

Donc, à Uluru, à la vue de tout ces gens ravis, chacun sur sa petite planète personnelle, sans conscience d’autrui ni de leur laideur dans le paysage, prenant tous la même photo du même rocher au même moment avec à la main leur mousseux dégueulasse, les inévitables symptômes de la « gensine » me sont aussitôt apparus : dégoût de l’espèce humaine, consternation, difficulté pour respirer, cœur qui bat à 100 à l’heure, besoin irrésistible de fuir, me cacher ou de me bourrer la gueule (mais le mousseux était vraiment trop dégueu).

Il me fallait réagir vite, j’avais 3 minutes avant la mort subite. Je n’avais pas beaucoup de solutions :

1) M’enfuir en oubliant Marie. Mais pour cela il aurait fallu voler la clef du mini-bus à la guide et elle est sacrément costaude.

2) Adopter un bébé wombat, le dresser, lui faire creuser un terrier assez grand pour que l’on puisse s’y cacher tous les deux, avec les déblais du trou faire un rempart à gens sur lequel je planterai de gros pieux acérés.

3) Socialiser : demander au « gens » : « D’où tu viens? Où tu vas? Quel est ta meute? » Le Gens répond aussitôt : « Je viens d’Adelaïde, je vais à Brisbane, je suis Allemand ». Et alors la magie s’accomplie : le gens n’est plus 80 kg de viande flasque qui bouche le paysage mais un être humain avec une histoire, une personnalité et on partage volontiers nos chips pour aller avec le mousseux dégueu. Mais même en ne consacrant que 10 secondes à chaque personne cela prendrait 10000 secondes soit près de 3 heures et de toute façon je n’avais pas assez de chips.

4) Se désolidariser de l’évènement et regarder la scène comme une scientifique en me focalisant sur l’étude sociologique du touriste.

Cette solution se révélant la meilleure, je ne vois pas grand-chose du coucher de soleil, trop occupée par mon étude du gens. Il y a ici du gens riche et du gens moyennement riche, mais l’essentiel c’est du gens jeune, moyennement riche et blond. Le gens riche boit du meilleur mousseux mais porte des chaussures moins appropriées au terrain (chaussures à talon?!?). Les chauffeurs de bus et les guides ont l’air blasés ou rêveur. Le mousseux étant le plus souvent à volonté le gens boit trop et parle très fort en riant comme un abruti. Le gens solitaire est très rare : il préfère être entouré de sa petite meute qui parle la même langue et boit la même qualité de mousseux. Un gens landa prend en moyenne 6 photos par minutes (il paraît que le rocher change de couleur à chaque seconde) mais cela peut monter jusqu’à 20 photos chez un gens expert.

Le spectacle a débuté 3 minutes avant le couché de soleil, et c’est terminé 3 minutes après sa disparition. Ces 6 minutes écoulés, le gens s’est engouffré dans les cars (le gens a peur du noir et des dingos sauvages) et en 5 minutes le lieu est redevenu vivable. Au moment de ranger les tables pliantes de l’apéritif, les guides et les chauffeurs en profitaient pour avaler en quatrième vitesse les restes de nourriture de l’apéro.

Je retrouve toute la partie du « gens » moyennement riche (le riche dort dans du dur à 3 ou 4 étoile) au camping où il y a la queue pour faire pipi.

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La salle à manger avec la guide faisant la vaiselle (j'ai eu beau demander et redemander : impossible de leur donner un coup de main, il fallait les regarder préparer le repas et faire le ménage alors qu'il aurait été beaucoup plus sympa d'aider tous ensemble).

La soirée fut ennuyeuse.

La nourriture n’était pas bonne (aucune différence entre le bœuf, le kangourou et le chameau tellement c’était cuit. Dessert : du pain de mie trempé dans du lait concentré et parsemé de cacao en poudre).

Queue aux toilettes pour se brosser les dents.

Nuit correcte mais ma voisine autrichienne ronfle.

 

 

Deuxième jour

Petit déjeuner avec œuf et bacon (tous deux trop cuits)

Il y a la queue aux toilettes pour faire caca.

Lever de soleil sur Uluru tout aussi cauchemardesque que le coucher mais j’ai une étude sociologique à finir.

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Lever de soleil sur Uluru.

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 Gens.

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 D'autres gens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

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Encore des gens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tour de Uluru à pied (9 kilomètres en 2 heures). Nous ne sommes que 3 dans le groupe à le faire et chacun de son côté. Le rocher est entouré d’une foule interminable et compacte marchant autour de lui dans le sens horaire.

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Marche à la queue leu leu autour d'Urluru

IMGP3766 (2) Promenade guidée culturelle très intéressante sur la vie des aborigènes de la région.

Visite du centre culturel.

Repas : viandes froides et salades.

Route vers King Canion.

Le camp de notre deuxième nuit n’est pas meilleur : je compte 46 personnes dans la minuscule piscine du camping.

Repas du soir : le meilleur que l’on aura. Deux ragoût de poulet : l’un au miel, trop sucré, l’autre à la noix de coco, délicieux. Gâteau au chocolat avec crème anglaise en désert.

Des dingos partout éventrent les poubelles. Le groupe à peur d’eux.

Aussitôt après le repas les deux guides disparaissent : vont au bar. Le groupe en gardera de la rancœur. Tout le monde s’ennuie et va se coucher dès 20 heurs.

Je choisis de dormir à la belle étoile mais les moustiques sont insupportables : j’ai le visage déformés par leurs piqures malgré le spray et le filet. Je retourne donc retrouver ma ronfleuse.

 

Troisième journée

 

Nous nous levons à 5 heures comme convenu. Les dingos sont entrés dans la tente-salle à manger, ont éventré la poubelle et l’on détrainé partout (ça pue). Les guides ne sont pas là, nous sortons les affaires du petit déjeuner et commençons à manger sans eux. Ils n’arrivent qu’à 6 heures la gueule enfariné. Du coup, pas d’œufs au bacon ce matin. La mésentente entre les guides et le reste du groupe s’envenime.

Longue ballade dans King canion, baignade dans un trou d’eau. Beaux paysages. Nous essayons de progresser le plus vite que possible car nous sommes poursuivis par la foule.

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Foule nous poursuivant à King Canion.

 

 

 

 

 

 

 

Repas de midi pas mauvais : des wraps (espèce de sandwich de pain mou et fin) avec de la viande haché.

Route vers Glenn Hélène sur un chemin de terre pénible (ça tape). C’est la première fois que la guide, inexpérimentée, fait cette route. Elle va trop vite, tout le monde à peur. Elle doit mal connaître ce parcours car elle ne dit quasiment rien au micro sur les lieux que l’on traverse.

Un arrêt pour voir un cratère immense et très vieux qui a fait des vagues avec la terre tout autour sur des kilomètres et des kilomètres. Les Italiens font un scandale parce que l’on entre pas à l’intérieur comme prévu dans le programme.

On s’arrête pour ramasser du bois près d’un arbre poubelle.

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 La route...

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 La guide nous montre un petit Thorny devil (lézard à piquants) trouvé au bord de la route.

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 A l’arrivée à Glenn Hélène, le groupe râle, critique, prend à parti les guides. Discussions interminables sur le programme de demain : Palm Valley est fermée pour cause d’inondation. Les guides proposent de nombreuses solutions de rechange qui ne satisfont jamais qu’une seule partie du groupe.

Je choisi la solution du wombat et essaie de m’enterrer : comprenant que je n’en peux plus la guide me poursuit dans le bush croyant pouvoir me remonter le moral alors que je souhaiterais simplement rester seule et peinarde une demi-heure. Il conviendrait que je fasse ici une nouvelle aparté informative concernant une autre maladie chromosomique incurable et invalidante : la « groupine », mais je n’ai pas assez de temps ici. Ne pouvant pas m’enterrer, je choisit la fuite à la nage. Je vais avec les autres nager dans la gorge de Glenn Hélène mais vais tellement loin que je la franchis et arrive de l’autre côté : enfin seule au monde ! Aucun risque que « les Autres » ne viennent : ils sont trop trouillards ou paresseux pour faire plus de 20 mètres à la nage.

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 La gorge Glenn Helene que je traverse à la nage pour avoir un peu de solitude.

 

Repas dégoutant (spaghettis à la bolognaise) puis soirée près du feu à discuter voyage. Kathie, une femme célibataire de 60 ans aimant bien parler de sa vie sexuelle, me colle un peu mais comme j’ai trop bu ça va. Le guide masculin va draguer au bar mais la fille reste. Je lui avais fais savoir en aparté que le groupe avait peu apprécié d’être laissé seul la vieille au soir.

 

 

  Quatrième jour

Toujours pas d’œufs au petit déjeuner : le guide garçon, chargé des repas, a décidé que nous n’étions pas assez sympa pour mériter ses services.

La tension monte contre les deux guides, de plus en plus dépassés.

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Redbank gorge. Les deux guides et moi nous faufilons à l'intérieur : une heure de nage et d'escale entre les falaises. Un autre monde !

Nous nous rendons à Redbank gorge. Nous ne comprenons pas trop l’intérêt du lieu. Nous étions sensés arriver à l’aube pour avoir la chance d’apercevoir des animaux sauvages, mais les guides hurlent tellement fort (Yiiiihaaa! Ouhhhhiiii!) que nous ne risquons pas de voir le moindre lézard. Nous ne comprenons pas trop les raisons de ces incessants hurlements qui tapent un peu sur les nerfs. Les deux guides sont très excités car ils vont pouvoir traverser la gorge à la nage (celle-ci n’est inondée que quelques jours par an). Ils se ruent dans l’eau en nous demandant de les attendre. Lorsque je crie que je viens avec eux en sautant dans l’eau ils ont l’air déçus (ils voulaient être tous les deux peinards) mais je m’en fiche. Je ne le regrette pas : c’est un autre monde là-dedans. Je suis entourée par deux falaises de 30 mètres de haut. Les endroits les plus étroits font un mètre de large. Parfois, il faut escalader quelques rochers effondrés en travers du chemin, mais le plus souvent il suffit de nager ou marcher. L’eau est fraîche et très clair. Cela grouille de vie : poissons et têtards dans l’eau. Sur les rochers grenouilles vertes à tâches dorées et lézards. Une expérience inoubliable !

Le groupe sera finalement abandonné pendant plus d’une heure.

Nous prenons le repas de midi à 10 heures du matin. Moi j’ai très faim à cause de la longue nage acrobatique mais les autres tirent un peu la gueule.

Le guide masculin nous fait un sermon : nous ne sommes vraiment pas des gens conciliants et nous ne faisons que nous plaindre alors qu’ils passent leur temps à essayer de nous faire plaisir.

Ballade à Ormiston gorge. Magnifique. Il y a des wallibis (petits kangourous) des roches.

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Ormiston Gorge. Nous y nageons.

 

Route vers Hermansburg où nous visitons une ancienne mission et la maison du peintre Robert Naj…???? Zut, j’ai oublié son nom! Ambiance très spéciale dans ce "village-réserve aborigène". Un autre monde encore : chiens errants, poubelles éventrées, barraques en tôle, groupes d'enfants nous dévisageant.

 

 

 

 

 

 

Arrivée à Alice Spring vers 6 heures. Les guides proposent de se retrouver le soir boire un verre dans un pub : tout le monde refuse et décide de se retrouver dans un autre pub de la ville, sans les guides ! Cela montre le degré d’animosité auquel on était arrivée.

Soirée passée à critiquer le voyage. Le pub-restaurant dans lequel nous nous retrouvons : Bojangles, a une déco incroyable, entre le saloon (selles de cheval, tonneaux en guise de table, cornes de taureaux), et le magasin d’antiquité (hélice d’avion, vieille machine à écrire, vieux journaux, vieux outils). On pourrait y passer des heures rien qu’à regarder ! Dommage que la bière y soit si chère : 5 dollars 50 le minuscule verre ! De toute façon, tout est cher à Alice Spring.

Je suis bien contente de retrouver l’auberge de jeunesse… où je retrouve Kathie qui y loge également. Mais elle a un rendez-vous galant avec un motard très beau qui va l’emmener faire un tour et n’a donc pas de temps pour moi (Ouuuuuf!).

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L
<br /> c'est toujours plus facile de faire rire de ses malheurs et mésaventures que quand tout est en calme plat... de toute façon j'ai toujours adoré ton style ;-)<br /> <br /> <br />
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L
<br /> génial! encore! je m'éclate et je le lis à voix haute à Patrice qui est mort de rire aussi. (bouh le méchant coucher de soleil avec 1000 relous, j'aurais pas pu non plus)<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci ! Merci beaucoup ! Ca fait chaud au coeur. J'essaie dans la mesure du possible de mettre de l'humour dans mon blog mais bizarement ce n'est que lorsque ca va mal ou qu'il m'arrive une tuile<br /> que j'arrive a ecrire des choses droles ! C'est peut-etre logique en fait : un moyen d'auto-defence !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />