Phitsanulok et Old Sukhothai

Publié le par Célia Sorg

22 octobre

 

Il est 19 heures, et la pluie qui menaçait depuis un bon moment se décide à tomber enfin. Il a fait très chaud aujourd’hui, une vraie fournaise, surtout comparé à hier où les nuages nous protégeaient du soleil. J’ai pris l’habitude de me lever dès l’aube pour pouvoir commencer les visites dans la fraicheur du matin, mais dès 9 heures 30 il fait déjà très, très chaud ! A midi, le soleil est à la verticale au-dessus de nos têtes : mieux vaut alors se cacher !

Je reviens d’une ballade à vélo dans la fraicheur du crépuscule. Old Sukhothai est un joli village dans la verdure, entouré par les ruines de la plus vieille capitale de Siam (13ème et 14ème siècle). J’ai beaucoup aimé les petites ruelles à la nature luxuriante où les maisons sur pilotis se cachent derrière les bananiers et les cocotiers. Pas de pauvreté : chacun vaque à son petit commerce : restaurant, réparateur de vélo, buanderie, vendeurs de nouilles, de fruits, d’œuf ou de poissons séchés, coiffeur, couturier, et quelques fonctionnaires dans leur uniforme réglementaire.

Ensuite, petite visite au marché de nuit où je n’ai pas pu m’empêcher de me goinfrer de brochettes : j’en suis d’ailleurs encore un peu barbouillée. Il faut dire que j’achète les brochettes aux petites échoppes au hasard sans vraiment savoir de quoi il s’agit. Elles sont parfois frittes dans de grande bassines d’huile, ou alors grillées au charbon de bois. J’ai mangé : une brochette d’œufs de caille emballés dans de petits beignets croustillants et arrosés d’une sauce rouge et sucrée un peu piquante, une brochette de bébés pieuvres, ce qui s’est révélé être une brochette de … croupion de poulet ! (un peu gras) et enfin, clou de la soirée, une brochette de peau de ventre de poulet roulé en boulette (très très gras). J’avoue ne pas avoir terminé la dernière brochette. A Bangkok, j’ai mangé une brochette de cœurs de poulet et une brochette de gésiers de poulets (un peu dur mais pas mauvais). J’ai terminé par une espèce de crêpe frite au beurre et fourrée au lait concentré. Vous comprenez mieux à présent pourquoi mon estomac fait la tête.

La nuit dernière, j’ai dormi à Phitsanulok. Une ville agréable mais ce fut la croix et la bannière pour trouver internet. J’ai beaucoup apprécié le massage thaï à 100 baths (2 euros) de l’heure. J’avais déjà eu un massage à Bangkok mais j’ai préféré celui-là : la masseuse était beaucoup plus douce. Ces massages doivent être très codifiés car les masseuses font toutes plus ou moins les mêmes gestes dans le même ordre. C’est un mélange d’étirements (je reconnais certains mouvements que je faisais à mes cours de stretching) et de massage. Pour masser, elles utilisent leurs mains, bien sûr, mais aussi leurs coudes, leurs pieds, leurs genoux et même leur menton ! C’est à la fois intéressant et agréable (mais parfois aussi douloureux quand elles tirent sur un muscle qui voudrait rester recroquevillé). En terminant en apothéose avec le massage du visage et des cheveux (ça gouzite comme on dit dans les Vosges ). Ensuite, j’ai fait un peu de shopping dans un marché de nuit dédié aux vêtements.

Ce matin, à Phitsanulok toujours, visite du temple Si Ratana Mahathat où se trouve le Phra Bouddha Chinara, le plus célèbre de Thaïlande. Puis visite d’un musée folklorique très plaisants avec une multitude de pièges très ingénieux pour attraper oiseaux, poissons, rats, serpents, lièvres, grenouilles, singes ( on fait un trou dans une noix de coco, juste la taille pour y glisser un œuf dur, le singe passe la main pour attraper l’œuf mais comme son poing est serré sur l’œuf il ne peut plus le faire passer par le trou, et comme il est très gourmant et refuse absolument de lâcher l’œuf on peut l’attraper dans un filet). Dernière visite de la journée : un jardin ornithologique où se trouve le tout dernier calao à casque de Thaïlande : un oiseau à bec énorme très impressionnant (bientôt les photos seront sur Pikeo). Après deux heures à prendre le frais dans un café climatisé (nom d’une pipe que ça fait du bien !), départ pour Old Sudhokhai. Je croyais que le voyage serait une expédition éprouvante et prendrait l’après-midi mais en fait, cela à pris à peine une heure et demi ! Dans le guide, ils disaient de prendre le bus jusqu’à New Sudhokhai, puis un taxi jusqu’à la gare des bus locaux, puis un bus jusqu’à la porte d’Old Sudhokai, puis de marcher jusqu’à l’hôtel. Mais dans le premier bus la contrôleuse (dans les bus il y a toujours une vendeuse ou un vendeur de billet en plus du chauffeur) m’a fait rasseoir à ma place d’un geste autoritaire, pour finalement me dire de descendre « Maintenant ! Vite ! Vite! », pour repartir à toute vitesse en me laissant un peu perdue ! Le temps de retrouver mes esprits, je me rends compte que je suis juste en face de l’hôtel conseillé par le guide ! Le bonheur ! J’ai pu attendre la fin de l’après-midi au frais.

Une journée importante aujourd’hui : Odette se fait opérer et papa présente mes contes devant le comité de la maison du Munster. J’espère que tout se passera bien ! C’est dans ces moments là que je réalise vraiment les milliers de kilomètres qui me séparent de Paris !

Bises à tous !

Publicité

Publié dans Thailande

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article