Installation à Wollongong : 7 au 11 novembre 2009

Publié le par Célia Sorg



11 novembre 2009
 

Je suis à l’auberge de jeunesse où je partage une chambre avec une jeune étudiante chinoise en « International Business », Ray, qui est adorable. Elle se lève à 6 heures chaque matin car elle doit être à l’université à 8 heures. Je me lève donc en même temps qu’elle et nous déjeunons ensemble. Elle se prépare pour le petit déjeuner une énorme assiette de fruit qu’elle partage avec moi. Je me demande où elle trouve de si bons fruits.

Je suis revenue sur les impressions négatives de ma première visite de Wollongong avec Warren du 31 octobre : la ville n’est pas si morne et résidentielle que cela. Il y a une université renommée à Wollongong et donc une communauté étudiante importante qui dynamise la ville et rend les samedis soirs très vivants. Il y a un cinéma, un théâtre et une bibliothèque. Un centre commercial à l’américaine permet de trouver tout ce dont on a besoin même si les magasins ferment à… 16 heures ! 17 heures au grand maximum ! Les soirées sont longues à Wollongong. Seul le supermarché de la ville reste ouvert jusqu’à 22 heures ce qui est bien pratique.

J’ignorais que l’Australie était le pays où la nourriture était la plus chère au monde. Il y a un gros problème ici car il n’y a que deux grandes chaînes de supermarché qui ne se font aucune concurrence et pratiquent les prix qu’ils souhaitent. Ce qui fait que dans les petits commerces les produits sont moins chers qu’en grande surface. Je voulais acheter de la crème Nivea, et le tube de crème était à 9 dollars 80 au supermarché et à 5 dollars 20 à la pharmacie ! Les prix de fruits et légumes sont absolument démentiels ainsi que les produits laitiers : les yaourts s’achètent à l’unité et sont quatre fois plus cher qu’en France et dégoutants car plein de gélatine (les produits laitiers sont tous à 0% de matière grasse). Paradoxalement, il n’y a guère que la viande et le poisson qui soient bon marché.

Le temps me semble long. Pendant mes longues journées je me promène dans la ville et fais des siestes sur la plage, bercée par le bruit des vagues. Je n’ai pas grand-chose à faire à part attendre que l’on m’appelle pour un travail. J’ai déposé mon CV partout (j’ai horreur de ça!) et envoyé des mails. Peut-être devrais-je frapper aux portes à nouveau pour rappeler mon existence mais je m’en sens incapable : la première fois était déjà bien trop éprouvante. Ce soir, je vais faire un essai en tant que serveuse dans le restaurant d’un hôtel. Le patron me semble sérieux et propose de me payer 19 dollars de l’heure en semaine soit 12 euros, 22 dollars le samedi (13,2 dollars) et 24 dollars le dimanche (14,5 euros). Cela me semble correct mais je n’ai pas osé demander si c’était brut ou net… Ne cotisant ni pour la sécurité sociale ni pour le chômage (auquel je n’ai pas droit), cela devrait être net. Ce qui me gène dans ce travail est qu’il faut que je m’engage à être disponible alors qu’ils n’auront besoin de moi que lorsqu’ils auront des clients. Chaque lundi, ils donnent le planning pour la semaine en fonction des réservations de l’hôtel, planning qui changera donc à chaque fois, impossible de travailler ailleurs ! Le patron me promet au minimum 4 services par semaine, ce qui est misérablement peu ! Mais je m’ennuie trop pour refuser. Si je trouve mieux, je partirais. Un restaurant mexicain avait besoin d’une plongeuse mais ils devaient me rappeler mardi et nous sommes jeudi (il faudrait vraiment que je prenne mon courage à deux mains et que je les recontacte) et un traiteur pour mariage voulait que je m’occupe des vins mais là encore, quand il n’y a pas de mariage, je ne travaille pas !

J’ai trouvé un appartement ! Je n’en reviens toujours pas ! J’emménage samedi. J’ai vraiment hâte de quitter l’auberge de jeunesse et de m’installer dans mon nouveau chez moi. J’étais assez déprimée lors de mes premiers jours à Wollongong, ne parvenant pas à trouver des appartements à visiter. Je n’ai réussi à en visiter qu’un seul, samedi dernier. Un appartement superbe mais assez vieillot et peut-être un peu bruyant, mais juste en face du vieux port et donc avec une vue superbe sur l’océan ! L’appartement est occupé par un jeune couple d’étudiants (une Australienne et un Africain du Sud) de 22 ans. Le garçon retourne en Afrique du sud pour les vacances pendant deux mois et la fille, Anna, cherchait quelqu’un pour partager l’appartement pendant l’été. Mais trois personnes avaient déjà visité l’appartement ce jour là et je pensais que c’était fichu. Je n’ai généralement aucune chance dans ce genre d’affaire. Pourtant, elle m’a rappelé dès le lendemain pour me dire qu’elle me choisissait moi !!! J’étais sur un petit nuage. Je vais réaliser mon rêve : habiter au bord de l'océan ! Le loyer est de 130 dollars par semaine (78 euros) avec internet et l’électricité, ce qui est plutôt une bonne affaire vu l’emplacement de la maison. J’aurais un petit bureau rien que pour moi et une petite chambre meublée. La cuisine est un peu exigüe mais a tout ce qu’il faut.

A deux cent mètres de l’appartement se trouve l’ « ocean pool » : il s’agit d’une piscine au milieu des rochers au bord de l’océan. La piscine est sans eau de javel et sans chlore puisqu’elle est remplie d’eau de mer sans arrêt renouvelée. En nageant, on voit les vagues, les rochers, les bateaux, on a les odeurs et les sons de l’océan, des petits crabes viennent voir ce qui se passent, mais on peut faire tranquillement des allers-retours sans les inconvénients de l’océan : les vagues de 2 mètres, le sable et les méduses. Comme la piscine est remplie d’eau de mer on flotte beaucoup mieux que dans l’eau douce et c’est assez relaxant. Le concept est génial et le seul inconvénient est que la piscine est à la température de l’océan (puisqu’une pompe renouvèle constamment l’eau), donc en ce moment à … 17 degrés ! Revigorant ! Mais en sortant on peut prendre une bonne douche bien brulante dans les vestiaires.

L’entrée à cette piscine est gratuite. Je pense que la ville gagne beaucoup d’argent grâce à ses aciéries, et que pour faire passer la pilule de la pollution et du paysage défiguré par les cheminés d’usine la municipalité fait plein de cadeaux à ses administrés. Il y a quantité de toilettes publiques un peu partout où il y a toujours du papier toilette (Si ! Si!) et des douches près des plages. Il y a deux plages à Wollongong : celle au sud du port d’où on peut voir l’aciérie, et celle au nord du port, plus jolie. L’accès aux plages est gratuite, mais la municipalité paient une brigade de nageurs sauveteur qui surveillent les baigneurs avec des jumelles et depuis un bateau pneumatique. Il y a également un service de bus gratuit, celui qui fait le tour de la ville et dessert les endroits les plus importants (l’hôpital, l’université, les plages, le port, le centre commercial, etc…) qui fonctionne de 6 heures du matin à 22 heures du soir (moins longtemps le week-end) et qui passe toutes les 10 minutes. C’est très pratique car la ville est grande. Lorsque je m’ennuie le soir, je me paie un petit tour de bus gratuit à travers la ville et je regarde vivre les gens.

Je vous embrasse.

 

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M
<br /> argh vivre près de l'océan... argh la pool... argh ..? PROFITE<br /> <br /> <br />
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