Visite de l'acierie Bluescope

Publié le par Célia Sorg

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Cela faisait longtemps que je voulais visiter l’aciérie : ces cheminées géantes crachant le feu au bout de la plage me fascinaient depuis un bon moment.

L’entrée du site n’est qu’à quelques kilomètres de la maison mais il a fallu que j’emprunte la voiture d’Anna pour m’y rendre : sans voiture, on ne peut décidément rien faire.

14 dollars (tarif étudiant) pour visiter un site industriel privé : c’est un peu beaucoup ! Aussitôt on nous flanque devant la télé pour un docu sur l’aciérie et son histoire : son pourri, image pourrie, film barbant au possible. Réussir à faire s’ennuyer les gens avec un pareil sujet, cela relève de l’exploit ! Il faut bien que je me fasse une raison : mon père, bien que super-héros, n’a que huit bras et quatre cerveaux ce qui n’est pas suffisant pour faire les films d’entreprise du monde entier, hélas…

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On nous habille en jaune fluo avec un casque de chantier rouge, des gants, de grosses lunettes de sécurité, et c’est parti mon kiki pour une ballade en bus sur le site. C’est gigantesque ! Une vraie métropolis ! Des tuyaux géants partout, de gros conteneur plein de métal fondu qui fume, des hauts fourneaux hauts comme des immeubles de 25 étages (dixit la guide) et comme ils veulent faire leur pub et nous montrer qu’ils sont des gentils : station d’épuration de l’eau, système pour purifier l’air et ne pas rejeter tout le méchant dioxyde de carbone dans l’atmosphère, filtres pour retenir la poussière.

Enfin, visite du premier hangar : la fonderie ! Dans de titanesques chaudrons (Wouha!) un gigantesque crochet verse le contenu d’une énorme benne pleine de minerai ou d’acier de récupération. Le chaudron est chauffé à 2500 degrés, des étincelles jaillissent de partout comme si le chaudron débordait (C’est boooô!). Puis quand c’est bien fondu, le métal fondu est versé dans de gigantesque godet (comme des dés à coudre tout mignon mais haut de 5 mètres). Je n’ai pas vu comment le métal fondu était versé dans les godets : mystère. Et comme je ne comprenais pas UN mot de ce que disait la guide, je ne peux que supposer et inventer.

Avec ce métal fondu (transporté dans les airs dans les dés à coudre à travers le hangar géant), ils font d’énormes poutres en acier d’un mètre de large sur trente centimètres d’épaisseur. Deux grandes langues d’acier rouge vif sortent de la machine et un robot est chargé de les découper tous les 12 mètres. C’est impressionnant de voir de si gros morceau d’acier totalement rouge et jaune jusqu’au cœur. C’est tellement chaud que même à 20 mètres nous avons du mal à supporter le rayonnement. Une fois qu’elles sont prêtes, deux grosses pinces viennent chercher les poutres rouges vifs et les posent sur un wagon. Les poutres mettront 48 heures pour refroidir à l’air libre.


L'acierie vue depuis le phare de Wollongong
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Allez hop, tout le monde remonte sagement dans le petit bus et direction un autre hangar où l’on fabrique des rouleaux de tôle en acier à partir de ces grosses poutres (je suppose que c’est les mêmes poutres que dans le hangar numéro un : elles sont exactement pareille. Mais dans ce cas, pourquoi les faire refroidir à l’air libre? Mystère et boule de gomme). La poutre est toujours incandescente jusqu’à son centre, et sur de gros rouleaux sans arrêt aspergés d’eau, on la fait circuler à tout vitesse d’un bout à l’autre de l’immense hangar. A chaque passage elle est écrasée par un monstrueux rouleau à pâtisserie. On voit la poutre incandescente devenir de plus en plus longue et fine (le minimum est 2,5 millimètres). Quand elle a les dimensions requises, une grosse machine au bout du hangar enroule la tôle, la polit, l’étiquette, et hop direction le client qui va construire des voitures avec.

Retour dans le bus pour le « Visitor Center » où tout le monde est prié de marquer sur le livre d’or : « Trop bien, génial, merci ». Moi je n’ai pas pu, trop désolée, j’avais envie de faire pipi, j’ai dû m’éclipser.

Conclusion de la visite : je n’ai rien compris mais non d’un chien ça vaut le coup !

Interdiction de prendre des photos à l’intérieur des hangars, donc je n’ai que des photos de l’extérieur, prises depuis le mini-bus (pas terrible).

Bises

Alice

 

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