Jour de fete a Madurey

Publié le par Célia Sorg

C'est la Dusserha, grande fete qui celebre la victoire du bien sur le mal. De grands haut-parleurs diffusent de la musique dans les rues, des guirlandes de lumieres sont accrochees partout, les magasins sont decores de feuilles de bananiers ainsi que les rickwaks (taxi-mobilette), les gens maquillent leur voiture en mettant des taches de peinture sur leur phare et les vitres.
Dans une demi heure, je vais me rendre pour la deuxieme fois au temple Sri Meenakshi ou aura lieu une grande procession.
Je ne regretterai pas Maduray qui est une beaucoup trop grande ville pour moi : un million deux cent mille habitants. L'ambiance ici n'est pas la meme : pour la premiere fois du sejour des petits mendiants s'accrochent a mes chaussures et je suis sans arret solicitee par des vendeurs de tous poils et les chauffeurs de rickwacks qui peuvent me suivre pendant 200 metres avant d'abandonner. Je suis un peu prise au depourvue : jusqu'a maintenant les gens s'adressaient a moi par curiosite et pour lier conversation : ici, on lie egalement conversation avec moi ( d'ou venez-vous? Depuis quand etes-vous en Inde? Ou est votre mari ? ( question que me pose beaucoup de femmes!)) mais c'est pour aussitot m'attirer dans un magasin ou un hotel ! Plutot desagreable! C'est l'inconvenient des villes tres touristiques !
Dans le temple egalement impossible de faire un pas tranquille : les vendeurs et les guides harcelent les touristes en permanence. J'esperais trouver un guide qui parle francais pour comprendre un peu mieux les richesses de l'architecture et de la religion hindou, mais impossible. Les guides savent dire par coeur "oui,oui, je parle francais", puis ils enchainent en anglais ! Je les envoie donc gentiment ballader mais ils sont collants.
Ce soir, a 23 heures, je prends le train de nuit pour le Kerala, la deuxieme partie de mon voyage, Allepey pour etre exacte, ou je resterais deux jours, puis direction Cochin. Je suis contente de bientot retrouver la mer et d'enfin pouvoir me baigner, ce que je n'ai pas pu faire jusqu'a present.
Ce matin, voyage en bus de 3 heures pour aller de Trichy a Maduray. Nom d'un chien, les voyage en autocar, ca c'est du sport! Quand le bus arrive, tout le monde court vers lui, lance les sacs par les fenetres, saute a l'interieur par les portes inexistantes, cela trente metres avant qu'il ne soit a l'arret, cinquante metre avant l'arret ! On s'asseoit a trois sur des bancs minuscules (heureusement, les Indiens ne sont pas gros), les courageux font le voyage debout dans l'allee, et c'est parti ! Cinq minutes plus tard un autre bus arrive et rebelotte. J'ai reussi a avoir une place dans le troisieme bus. Le paysage etait magnifique : riziere, bananiers et cocottiers. Le chauffeur roule a toute blerzingue en claxonnant sans arret et dans les tournants, tout le monde s'agglutine les uns contre les autres par la force centrifuge. Dans le meme bus que moi il y avait un routard de 45-50 ans qui m'a suivi tout penaud a l'arrivee parce qu'il ne savait pas comment se rendre au centre ville sans les services d'un taxi et que moi j' "avais l'air de savoir"! C'etait son deuxieme voyage en Inde! Ce n'est pourtant pas dur : il suffit de demander a un controleur le numero du bus local a prendre ! Le bus a mis 5 minutes et nous a coute 4 roupies alors que le chauffeur de taxi lui demandait 150 roupies.
Tout ca pour vous dire que j'assure comme une bete et que j'ai les chevilles qui enflent.
Demain : la mer !
Bises



 
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Publié dans L'Inde

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