Kanchipuram 21 septembre
Albert, mon chauffeur pour la journée, employé de Monsieur Joseph, est venu me chercher directement chez Sujit. Quel luxe ! Petite frayeur au départ : la voiture ne veut pas démarrer. Le chauffeur demande à deux quidams de pousser, et ça démarre ! Plus de problème ensuite. Je suis ravie de constater que la voiture a la clim. La première question d’Albert est de savoir si je suis catholique. Je ne me reconnais pas vraiment dans ce terme, mais va pour catholique ! Cela semble lui faire très plaisir (il fait partie de la minorité catholique du pays).
Je dors comme une masse jusqu'à Kanchipuram : la nuit a été dure. Tuer des zombies jusqu'à 2 heures du matin est assez fatiguant et un moustique m
’a suçoté la plante de pied gauche. Je n’avais pas pensé à mettre de l’anti-moustique à cet endroit ! Deux petits mamelons bizarres ont poussé sur ma plante de pied, provoquant une douleur assez lancinante. Après l’application de glace, tout à disparu, mais je n’ai pas pu dormir beaucoup plus.A Kanchipuram petit repas. La dame qui m'accueille pense que je me suis trompée et veut m‘emmener dans la salle climatisée pour les riches, à l’arrière, mais je refuse : l‘ambiance est beaucoup plus sympa ici. Visite de quelques temples (dont un avec de magnifiques éléphants : voir photos sur Pikéo, lien à droite en bas de l’écran). Visite d‘une « fabrique » de soie : Kanchipuram est la capitale indienne de la soie! Je suis un peu déçue car la fabrique n’en est pas une. Il n’y a qu’un métier à tisser exposé là pour les touristes. J’achète des foulards, vraiment magnifiques (leur site web : www.sriganapathisilks.com). J’essaie de marchander par deux fois, mais trop mollement, je pense, pour qu’on me prenne au sérieux. Le marchandage, c’est tout un art, et je dois avouer être particulièrement mauvaise.
Sur la route du retour, Albert comprend que je suis française (il ne le savait donc pas ?) et la communication est tout de suite plus facile ! Depuis le matin nous ne communiquions que par geste et trois ou quatre mots d'anglais ).
Ses connaissances en français sont très basiques mais suffisantes pour communiquer. Après cette découverte, nous rions comme des enfants à chaque fois que nous parvenons à échanger deux mots : « ce n’est pas bien », « il fait chaud », « c’est beau ».
Mon moment préféré de la journée est la visite du « temple du singe » (je ne connais pas son vrai nom), à quelques kilomètres de Pondichéry, qu'Albert m’incite à visiter. C’est magnifique mais vous ne pourrez pas voir d’images car les appareils photos y sont interdits. Je suis la seule étrangère mais personne ne fait attention à moi. Quel plaisir de marcher pieds nus sur les pierres douces et tièdes. Une foule d’hindous prient, chantent, se mettent des pigments sur le front, se prosternent, admirent les statues des dieux décorées de fleurs de jasmin (plusieurs Ganesh, ledieu à tête d’éléphant et une gigantesque statue de dieu à tête de singe). Vraiment magique.
Le soir, alors que je me promène sur la plage très animée avec un concert en plein air, un très jeune homme m'accoste : « Vous êtes française ? Je suis à Pondichéry pour apprendre le français à l’Alliance Française ! Est-ce que je peux parler avec vous pour améliorer mon français? ». Il me montre l’Alliance française puis nous allons boire une bière et dîner avec un de ses amis, étudiant à l’Alliance Française également. Le restaurant était mon idée et j’avais dit que je les invitais mais au moment de payer, ils refusent et règlent la note ! Très gentil de leur part mais je suis gênée. Nous parlons étude, tourisme, Rajasthan (leur région d‘origine), tigres, et mariage (dans leur caste - les Rajput, caste la plus haute d'après lui - il est mal vu pour les hommes de se marier après 24 ans et il faut toujours que cela soit avec une femme de leur caste). Sur le chemin du retour, Shelu me fait visiter le temple où il va prier tous les matins. Une rencontre sympa.
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