Le paradis est à Jervis Bay !

J’ai trouvé le Paradis ! Il s’appelle Jervis Bay, dans la petite ville d’Huskisson.
Tout est magnifique ici. La plage est dans le livre des records pour le sable le plus blanc du monde. L’eau est également l’une des plus transparentes du monde. C’est impressionnant de nager dans la baie et de pouvoir voir à dix mètres de profondeur les raies en train de se promener ! Les plages sont magnifiques et désertes (pour le moment !). En sortant de l’école, les enfants courent chez eux mettre leur maillot de bain et plongent dans l’eau. Il y a une colonie de dauphins résidents. On les voit nager et sauter autour des bateaux qui se promènent dans la baie. En ce moment, les baleines viennent ici pour se reposer un moment avec leurs bébés. Elles accouchent au nord de l’Australie et sont en train de redescendre vers l’Antarctique : elles aiment faire escale dans la baie. Je ne les ai pas vues parce qu’elles ne vont pas près de la côte et il faut prendre un bateau pour les voir. Mais juste de savoir qu’elles sont là est très impressionnant. Le matin, en me levant, je prends ma serviette de bain et vais me baigner dans la mer limpide et calme comme un lac qui est à deux cent mètres de la maison. L’eau est encore un peu froide, mais quel plaisir !
En soirée, on rencontre des opossums avec un bébé sur le dos. Les oiseaux sont multicolores. Les gens sont adorables. Les hommes sont beaux comme des dieux. Il y a une piste cyclable qui suit le littoral et c’est un bonheur de se promener en vélo au bord de la mer à l’ombre des pins. Tout est propre, calme, les maisons plutôt belles, les gens respectent beaucoup leur environnement, la vie n’est pas trop chère… tout est parfait !
Le problème, c’est qu’au paradis, il n’y a pas de travail ! Très peu de monde vit ici. La saison touristique ne commence que dans un mois et demi, et un magasin sur deux est fermé ! Demain, je fais encore un essai pour trouver du travail, puis il me faudra me résigner à essayer un autre endroit… A regret !
Je suis arrivée au bout du monde : l’autoroute s’arrête ici, à 2 heures 30 de Sydney, plus de voie ferré non plus : aucune chance de trouver un travail plus au sud ! Peut-être devrais-je aller voir le littoral au nord de Sydney. Ou alors retourner à Wollongong avec sa plage défigurée par son aciérie…
La nuit porte conseil… Demain est un autre jour !
Je vous embrasse.