Canberra, 2ème jour

Publié le par Célia Sorg

IMGP2860 Le Merino géant à l'entrée de Goulburn.

 

Au réveil baignade au Casuarina Sand. L’eau est bien verte, il n’a pas plu depuis longtemps : le niveau de la rivière est au plus bas, mais après une telle nuit cela fait du bien.

Visite du centre d’écoute spatial de la NASA, bien décevant. Ne vaut pas les 60 kilomètres aller et retour depuis Cambera. Des antennes géantes « écoutent » l’espace. Impossible de les approcher, et l’exposition gratuite est une allégorie de la NASA et de la recherche spatiale américaine. Rien dans l’expo que l’on ne pourrait trouver dans n’importe quel bouquin. Le clou de la visite est un petit bout de roche lunaire. Le pire : presque aucune explication sur ces antennes géantes : à quoi servent-elles ? Pourquoi sont-elles là? Quelque part, je lis que l’une d’elle a capté les images de Niel Armonstrong marchant sur la lune. Paysages désêché. Quelques troupeaux broutent une herbe transformée en paille.

Visite des archives nationales : ils protègent dans une vitrine blindée digne de la Joconde un document qui a une centaine d’années. Le plus vieux document archivé date de 1902, création officielle de l’Australie indépendante !

Visite de la National Art Gallery. J’ai une visite guidée du musée rien que pour moi, personne d’autre ne s’étant présenté ! C’est pourtant réalisé par des personnes passionnées, et totalement gratuit (tous les musées et visites sont gratuits à Canberra). Je demande à la guide d’insister sur l’art Australien : la difficile captation de la lumière australienne (les peintres européens devaient tout réapprendre et changer leurs habitudes), la découverte de l’art aborigène (par Margaret Peterson, une peintre femme décriée mais que tout le monde à copié après) ; les peintres qui sortent enfin de leur atelier pour découvrir la pauvreté de l’après guerre (Russel Drysdale), la misère des pionniers survivant dans le bush, les aborigènes traités comme des animaux dans des ghettos infâmes, la lente construction d’une identité nationale avec Sidney Nolan redessinant les histoires de son pays à la manière d’une bande dessinée, Albert Tucker parfait gentleman en costard cravate dans la vie peignant les pires visions d’horreur que je n’ai jamais vu (excepté Francis Bacon, bien sûr)...

Thé à la terrasse du musée du portrait, à 100 mètres de la National Art Gallery. Il ne fait que 34 degrés aujourd’hui, bien agréable après les 40° d’hier.

Je me sauve avant qu’il ne soit 17 heures : je ne voudrais pas, comme hier, me retrouver bloquer dans les embouteillages des fonctionnaires quittant tous ensemble la zone administrative pour les zones d’habitation.

Je tombe en panne d’essence sur la route du War Memorial. Pourquoi la voiture ne m’a-t-elle pas prévenue qu’elle avait faim? L’aiguille était pourtant bien loin du rouge ! J’avais peur qu’il s’agisse d’un problème technique et j’ai prié tout le chemin à la recherche d’un bidon d’essence que ce soit bien là le problème ! Dieu merci, c’était bien ça ! Mais je n’avais plus grand envie de visites et j’ai pris la route du retour.

Petit arrêt à Goulburn, ville avec de beaux vieux bâtiments (qui ressemble beaucoup à Orange ou Bathurst) et surtout, fameux pour son Merino géant (une race de mouton). L’Australie aime bien les trucs géants : la plus grande banane du monde, le plus grand ananas du monde, la plus grande saucisse, la plus grande poêle à frire…

Je suis rentrée sous la pluie et j’ai trouvé à Wollongong un temps froid et pluvieux. Comme on se sent bien à la maison après deux jours de visites éprouvantes…

Vivement la prochaine ballade !

Bises

Alice

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