9 janvier 2010 : une vraie australienne !

Publié le par Célia Sorg

IMGP2805Mont Kembla : désert végétal à perte de vue.

Je suis dans le train qui me mène à Sydney pour une journée culturelle dans les musées et les jardins. Quel bonheur de vivre à Wollongong : tous les avantages de la petite ville (mer à deux pas, forêt à 20 minutes, calme, vie nettement moins chère, bibliothèque et cinéma), et lorsque j’ai besoin d’évasion je saute dans le train et me voilà à Sydney en une heure et demie !

Sydney est une ville belle et agréable lorsque l’on n’y vit pas. La capitale m’avait parue odieuse lorsque je cherchais à y vivre. Maintenant que j’y passe des journées tranquilles à flâner le long de la baie, dans les musées et les parcs tout en sachant que le soir je boirai une bière en regardant les gens vivre sur le port depuis la terrasse, Sydney me semble magnifique.

Hier, je suis devenue une vraie Australienne selon Katie, voisine et meilleure amie d’Anna : je me suis fait piquer par une méduse. J’ai pris l’habitude de prendre mon maillot de bain au boulot pour pouvoir plonger dans l’océan aussitôt le travail fini (l’hôtel se trouve à 200 mètres de North Beach). Et manque de pot une tentacule de Blue Bottle s’est enroulée autour de mon bras. Après cela, on n’a plus très envie de se baigner. J’ai quitté l’eau à regret avec un bras endolori. Ces méduses ne sont pas dangereuses mais très urticantes. On pouvait suivre sur mon bras le passage de la tentacule avec un petit bouton style piqure d’ortie puissance chaque centimètre. Il faudra bien que je m’y fasse : ce ne sera pas ma dernière méduse.

Mercredi j’ai emprunté la voiture d’Anna pour visiter un centre culturel aborigène et hier après-midi je suis allée marcher un peu sur le mont Kembla, la montagne des hommes (la plus haute de la région : 540 mètres). Le vide de l’Australie m’impressionne. Cela revient à grimper sur l’Ormont : d’un côté on voit Saint Dié, les lotissements, les villages, les champs. Mais si on se tourne de l’autre côté, c’est comme si on ne pouvait rien voir qu’un désert végétal à perte de vue : de la forêt et rien que de la forêt, silencieuse et impénétrable. Pas une route, pas un clocher, pas un champs, pas un poteau électrique : rien !

Ce n’est pas très facile de faire de la randonnée dans ces forêts : il y a peu d’indications et comme il n’y a pas beaucoup de randonneurs, le sentier disparait dans la végétation. On marche tranquillement et d’un coup, plus de trace (c’est plus une « trace » qu’un sentier). Donc demi tour jusqu’à retrouver le sentier et là on scrute le sol pour essayer de deviner dans quelle direction il pourrait bien aller. Et parfois on revient sur ses pas, et pas de sentier ! Il y a des moments où j’ai vraiment cru être perdue. C’est une impression étrange : rien à voir avec les forêt européenne, sans boussole, on ne peut avoir aucun repère car il n’y a que la forêt, et encore la forêt, avec les mêmes arbres et les mêmes plantes partout. On peut être à 5 mètres du sentier et ne pas pouvoir le voir. J’essaie de prendre constamment des points de repère, je fais attention à la position du soleil et régulièrement je me retourne et j’essaie de mémoriser ce que je vois pour le retour.

La forêt change très vite : on peut marcher dans une forêt très sèche avec de rares touffes d’herbes sous des arbres à moitié desséchés et deux cents mètres plus bas, on se retrouve dans une forêt tropicale avec fougères géantes, palmiers, et une visibilité nulle 2 mètres.

J’adore la forêt australienne. J’ai participé à une visite guidée au Botanic Garden de Sydney et maintenant je reconnais les arbres et les plantes dont nous a parlé le botaniste. Il y a très peu d’insectes : quelques mouches, des fourmis, une libellule, quelques rares papillons. Aucun animal à part un lézard de-ci de-là et encore plus rarement un oiseau au cri désagréable qui ressemble à un gros merle brun. Le seul bruit que l’on entend est celui des cicadas, des espèces de grosses cigales qui font un bruit assourdissant. Le botaniste nous avait expliqué qu’il n’y avait pas assez d’insectes pour polleniser les plantes dans le New South Wales, ce sont les chauves souris qui en léchant le nectar des fleurs transportent le pollen dans leur fourrure et pollenisent les plantes. Comme la couleur que voit le mieux les chauves souris est la couleur crème, toutes les fleurs sont couleurs crèmes. Dans la forêt du vert foncé, du brun, du noir, l’ocre de la terre et des roches et la couleur crème des fleurs : c’est tout ! Et bien sûr, pas la moindre espèce de fleur, d’arbre ou d’herbe qui ressemble à ce que l’on peut trouver en Europe : c’est un autre monde !

J’arrive à la gare de Sydney : je vous laisse. Bises !

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P
<br /> Il ne te reste plus qu'à ouvrir des bière avec les dents pour devenir une véritable australienne !!!<br /> Biz et plein de belles aventures pour 2010<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Je les ouvre avec les doigts ! Ils ont un système spécial ici : elles sont à moitié vissée donc si on a la poigne il suffit de tourner le goulot dans son poing et la capsule saute avec un<br /> petit Pshhh rafraîchissant.<br /> <br /> <br />