Un petit bilan de mes séjours en Inde et en Thaïlande

Publié le par Célia Sorg

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Bonjour !

 

Me voici définitivement installée pour les 2 prochains mois avec travail et appartement de rêve… Je pense donc considérablement freiner la publication d’articles sur mon blog cet été (cet hiver en ce qui vous concerne - sans vouloir retourner le couteau dans la plaie - chers habitants de l’hémisphère nord). Non que je n’ai rien à raconter, mais ne voyageant plus, j’aurais peur de tomber dans le blog affligeant de banalités de la trentenaire standard : « Aujourd’hui j’ai emprunté trois livres à la bibliothèque, et je suis allée à la plage, il y avait du vent mais j'ai bronzé des pieds quand même, et je mange du poisson parce que c'est pas cher, et je me suis achetée une robe violette et… ». Je préfère donc m’arrêter à temps…

Un mot quand même au sujet de la robe violette (après c’est fini, promis j’arrête) : les Australiennes portent des robes absolument riquiquies ! Ras du slip ! Et les hommes se mettent très facilement torse nu dans la rue… mais cet aspect n’est pas pour me déplaire. Je voulais donc m’acheter une robe, et impossible de trouver quelque chose qui descende plus bas que mi-cuisse ! J’ai opté pour une violette avec des motifs rouges et jaune (en plus ils aiment le flashy ! ) mais je n’ose pas la mettre dans la rue (si je lève les bras on voit ma culotte), je la mets seulement pour aller à la mer : j’ai encore des progrès à faire ! Les Australiennes sont beaucoup moins maigrichonnes que les Françaises et elles n’ont pas honte de montrer leurs belles formes voluptueuses. Je dois dire que d’un point de vue esthétique c’est très agréable à regarder comparé à tous ces cageots européens.

Voilà…

M’interdisant de parler de ma petite vie pépère en Australie, j’ai donc le temps de vous faire un bilan de mon voyage en Inde et en Thaïlande. J’avais écris des textes à ce sujet que je n’ai jamais publié : il est grand temps !

Pour info, j’ai dépensé exactement 500 euros en Inde pour 20 jours de voyage, tout compris, sans faire aucune folie et en dormant parfois dans des hôtels limites convenables mais sans me priver de rien. Voyager à plusieurs reviendrait beaucoup moins cher puisque le prix de l’hôtel est 9 fois sur 10 le même seul ou à deux. C’est pareil bien sûr pour la location de la voiture : voyager seul revient cher !

Voici un brouillon de texte écrit alors que j’étais en Inde, donc déjà vieux de plus de deux mois :

« Ce que jai le plus aimé en Inde :

* La nuit dans les temples, les chants et les prières.

* Les guirlandes de fleurs de jasmin dans les cheveux des femmes.

* Le poisson grillé et les thalis.

* Les couleurs.

* Les saris.

Séjour un peu court peut-être. Il y a tellement de choses que j'aurais voulu voir. Il faudrait 3 ou 4 mois pour visiter lInde (en courant). Je programme déjà mon prochain voyage : Munnar, Ooty, Hampi, Old Goa, Mumbay

Je suis triste de partir, mais en même temps, il faut bien se donner une limite et passer à la suite ! De plus, l'Inde est un pays fatiguant lorsque lon voyage en solitaire, et je risquerais de trop me fatiguer et de ne plus profiter du voyage.

Je suis une mauvaise photographe. Mes photographies ne reflètent jamais la beauté de ce que je vois, et pourtant sont la réplique exacte de ce que je vois, la beauté et la magie du moment en moins !

Une frustration : pas assez d'explications, de connaissances, pour réellement pouvoir appréhender et comprendre ce que je voyais. Il maurait fallu beaucoup plus de temps pour préparer mon voyage. Paul rentre sur son ordinateur toutes les informations possibles sur les sites à visiter et les bouquine en cours de route. Javais voulu le faire mais j’ai manqué de temps. La seule chose que je regrette dans les voyages organisés cest donc le guide. Et encore faut-il qu’il parle un anglais ou un français correct ! Jai essayé de prendre un guide une fois, guide officiel avec carte, photo et tout, mais je ne comprenais rigoureusement RIEN a son anglais (mais était-ce de l’anglais ?). Au bout de 10 minutes je lui ai demandé de me laisser. Je lai blessé en lui disant que je ne le comprenais pas et il na pas voulu de mon argent. Jai parlé avec des anglophones qui mont dit queux aussi ne comprenaient pas grand-chose de ce que leur disaient les guides.
Le plus agaçant : on essayait en permanence de me faire payer deux fois plus cher que le prix normal. Ce nest pas très grave car ça reste de petites sommes. Mais devoir réclamer sa monnaie sans arrêt, expliquer patiemment que je ne donnerai pas 10 roupies pour ce gâteau car la dame juste avant moi vient de lacheter 3 roupies, rappeler au caissier de linternet-café que je ne lis pas lHindi mais que le fait dêtre touriste ne fait pas de moi une débile profonde, et lorsque je vois ½ suivi de 10, et 1 suivi de 20 sur le comptoir, je sais que ça veut dire quune heure de connexion coûte 20 roupies et pas 30. Sans parler des chauffeurs de taxi, à 100% malhonnêtes dans mon cas précis. Certains commerçants indiens nous répondent avec aplomb que c’est normal : ce sont les « tourists prices ». Mais bon, rien de grave. Cela fait partie de lambiance et finalement cela devient presque un jeu entre moi et le vendeur. »

Fin du texte.

Je souhaiterai rajouter que pendant ces 20 jours en Inde - malgré toutes les horreurs que l’on m’a promis (vol, agression, saleté, maladies) - je n’ai jamais eu le plus petit enquiquinement. Je n’ai pas aperçu la moindre amibe alors que je consommais glaçons, fruits et crudités (bien sûr pas n’importe où, un minimum de bon sens s’impose !). Je pense qu’un Français landa tombe effectivement malade parce qu’il se surprotège tout au long de l’année en France, alors forcément, l’amibe saute de joie lorsqu’il le voit approcher. Mais si comme moi vous mangez des fruits pourris, des yaourts périmés, de vieilles tranches de jambon un peu blanchies, des œufs de poule où il y a encore de la crotte dessus, vos propres crottes de nez et que vous suçotez tous les jours une pièce d’un euro, vous ne serez pas malade.

 


Bilan de la Thaïlande, en quelques mots : ce pays ne m’a pas fait rêver. Les temples et les vestiges archéologiques sont beaucoup moins intéressants et spectaculaires qu’en Inde. Les gens sont fatigués des touristes et ne se donnent plus vraiment la peine d’être aimables ou d’offrir de la qualité. Les beaux paysages se trouvent peut-être dans le nord : au centre et au sud je n’ai rien vu de notable excepté la magnifique rivière Kwaï à l’ouest de Bangkok, que je recommande absolument. Cet endroit est magnifique et n’est pas encore trop envahi par les touristes (mais ça ne va plus tarder), les prix sont donc raisonnables et les Thaïlandais courtois. La rivière Kwaï est très visitée par les touristes… Japonais, essentiellement des jeunes gens qui viennent en « pèlerinage » : durant la seconde guerre mondiale, l’armée japonaise a contraint les prisonniers de guerre Alliés à construire une voie ferrée de 250 kilomètres à travers la jungle. Lorsque l’on a fait un tour dans la forêt vierge, on comprend mieux l’enfer qu’on dû endurer ses gens ! J’ai participé à une excursion organisée d’une journée (20 euros tout compris : mini-bus, entrée dans les sites, repas de midi, ballade à dos d’éléphant, guide…) en compagnie de Takumi et Yokato, deux jeunes Japonais charmants qui utilisaient trois de leur cinq jours de vacances annuelles pour « comprendre ce qui c’était passé, parce qu’au Japon on ne parle pas beaucoup de ça ».

Les « tourists prices » existent vraiment en Thaïlande et sont institutionnalisés puisque qu’il y a des bus, des trains, des restaurants, des magasins, des bateaux spéciaux pour les touristes… et personne ne se mélange ! Dans ces bus, ces trains et ces bateaux on se sent parqué comme des animaux et racketté. On nous balance d’un côté et de l’autre comme des gros paquets : pas drôle d’être éjecté du bus à 3 heures du matin sans aucune explication et d’attendre deux heures au bord de la route qu’un autre bus vienne nous chercher ! Par contre, tout est très bien organisé, parce que l’on est toujours obligé d’acheter un forfait : une voiture vient vous chercher à l’hôtel avant le départ du bateau, et à l’arrivée un mini-bus vous emmène à la gare ferroviaire. Pratique mais cela revient cher car tout le monde se sucre au passage et on n’hésite pas à vous faire attendre deux heures dans un endroit désert pour vous obliger à consommer dans le restaurant de leur choix (toilettes payantes, bien sûr, il n’y a pas de petits bénéfices).

Le prix des entrées sur les sites et les musées sont toujours 10 à 20 fois plus chers pour les touristes étrangers, ce qui fait une bonne petite somme à la fin de la journée lorsque l’entrée de chaque temple est à 2 ou 3 euros, mais j’approuve le principe que je trouve plutôt normal (d’autant plus que les sites étaient toujours bien entretenus et les musées bien présentés).

J’ai découvert la vraie Thaïlande en empruntant des petits trains miteux et en mangeant sur les marchés : mais en solitaire et sans communication possible, personne ne parlant anglais. Je n’ai d’ailleurs pas réussi à faire de couchsurfing : les hôtes Thaïlandais sont très rares. C’est une Américaine qui m’a accueillie à Bangkok (horrible ville stressante et dénaturée) : Jennifer, toujours souriante, riant comme elle respire, professeur de sciences naturelles dans un lycée international, lesbienne, écolo, maîtresse heureuse de deux chattes obèses, vomissant son pays par tous les pores de sa peau, et cherchant l’âme sœur car « à quoi ça sert d’être au paradis si on n’a personne pour le partager »?

Ce que j’ai adoré en Thaïlande : les massages ! Je m’en suis offert au moins 5 ou 6, et c’était toujours super ! Mes masseuses étaient très professionnelles et compétentes. Je pense qu’il faut avoir fait une école spécialisée pour ouvrir un salon de massage car j’ai vu souvent un diplôme accroché au mur et des livres de cours sur des étagères. Comme il y a une grosse concurrence, ce n’est vraiment pas cher : entre 2 et 4 euros de l’heure (sauf sur Ko Tao où tout le monde c’était mis d’accord pour afficher les mêmes prix). Massage traditionnel, massage des pieds, massage relaxant… Qu’est-ce que cela fait du bien après une journée de visites !

Mes vingt jours en Thaïlande m’ont coûté environ 850 euros. Et contrairement à l’Inde, je me suis beaucoup restreinte pour le restaurant et l’entrée sur les sites et les musées. Cela peut paraître cher mais le stage de plongée à Ko Thao est inclus (environ 250 euros). Le point négatif pour le forfait plongée, c’est qu’encore une fois on se fait racketter : impossible de choisir son hôtel : les 4 nuits sont incluses dans le forfait et obligatoires. On se retrouve donc dans des chambres miteuses à dormir sur des matelas défoncés dans des draps troués… Les bonnes chambres sont réservées pour les autres clients. Et lorsque l’on se plaint, on nous répond que l’on devrait être contents, parce que c’est gratuit ! Mon œil ! Les guides de voyage indiquaient un prix du forfait plongée 80 euros moins cher l’année précédente, quand ce système n’existait pas ! Et 20 euros la nuit c’est déjà cher pour la Thaïlande !

Lors de mon prochain tour du monde, je choisirai plutôt le Vietnam, le Laos, le Cambodge, ou même la Malaisie. Je n’ai pas encore fini ce tour du monde que je rêve déjà du prochain !

Bises à tous mes fidèles lecteurs !

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D
<br /> Des robes "absolument riquiquies, ras du slip" ? Hum, ça m'a l'air sympa l'Australie !!!<br /> <br /> <br />
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