111111
111111 (11 novembre 2011!)
Premier jour a Mandalay
Lever aux aurores. Déjeuner en compagnie d'une jeune chinoise. Il y a décidément beaucoup de routardes seules en Birmanie!
Location d'un vélo.
Visite de la pagode Mahamuni à trois kilomètres au sud de la ville. Puis je pédale jusqu'à la ville d'Amarapura, 13 kilomètres plus au sud.
Cette statue est magique : si l'on souffre de quelque chose, il suffit de toucher l'endroit du corps correspondant, et on est gueri!
Visite du monastère de Mahagandayon où un jeune moine d'une vingtaine d'année me propose une visite guidée. J'accepte mais ne comprend presque rien à ce qu'il dit : c'est pourtant bien de l'anglais qui sort de sa bouche! Pourquoi mon cerveau ne parvient-il pas à analyser ces sons? Il se plaint des touristes, très nombreux, qui viennent les photographier sans aucun respect, pendant qu'ils mangent ou même prennent leur douche! Pour soutenir le monastère j'achète leur seul livre en français : "Méthode de méditation facile, courte et claire pour se libérer rapidement de la souffrance". Cela ne peut pas me faire de mal! Le moine me demande si dans la religion catholique on se réincarne après sa mort. Je n'arrive pas à lui expliquer ce qu'est le paradis et l'enfer.
Les moines font la queue pour entrer au refectoire. Plus de 100 touristes tout juste descendus des cars les mitraillent avec leur appareil photo.
Puis visite du pont U Bein, magnifique. Repas de friture de poissons et crabes dans une gargote sur l'autre rive. La télévision diffuse un film américain. Je ne rêve pas : les genoux de l'actrice, qui porte une jupe courte, sont floutés!!!! Les femmes ici ne montrent ni leur bras, ni leur jambe (leur longyi leur tombe jusqu'aux pieds). Idem pour les hommes mais ils le relèvent quand ils ont besoin d'aisance.
Le pont U Bein.
Autre vue sur le pont U Bein.
Vue depuis le pont.
Sur le pont.
Achat de tissus (la spécialité d'Amarapura). Les machines à tisser résonnent dans le village. Je m'arrête devant plusieurs maisons et demande aux familles si je peux visiter leur atelier de tissage. Cela donne de jolies photos.
Premiere famille de tisserands.
Seconde famille de tisserands.
Je retrouve Marisa à son hôtel à 19 heures. Dîner à Lashio Lay. Repas pas mauvais mais nous décrétons que ce restaurant est vraiment trop mal famé : il y a trop de touristes ici, nous ne viendrons plus.
Nous sommes un peu en retard pour le spectacle et décidons de prendre une moto-taxi : les pourparlers sont rudes : 4000 kyats l'aller et retour, c'est vraiment cher pour quelques kilomètres inconfortables (à 3 sur une moto : le conducteur, Marisa et moi!).
Marisa apprécie le spectacle des Moustaches Brothers, mais moi, je ne comprends rien. Mon cerveau n'arrive à attraper que quelques mots d'anglais de temps en temps qui ne forment même pas de phrases cohérentes. Tout le monde s'amuse beaucoup et applaudit. Moi, je m'ennuie et tombe de sommeil. Marisa me dit que l'un des frères Moustaches explique la signification et l'origine des danses que ses frères, épouses et belles soeurs exécutent ensuite devant nous. Il dit des blagues sur le régime militaire et la corruption. Quel dommage que je n'y comprenne absolument rien, cela a l'air si intéressant ! La troupe des Moustaches Brothers critiquaient ouvertement le régime durant ses spectacles, certains d'entre eux ont été en prison à plusieurs reprises et maintenant ils n'ont plus le droit de jouer un public. Ils réalisent donc leur spectacle chez eux, dans leur salon.

Nous prenons un verre après le spectacle (un jus de "fruits frais" : beurk...). Moment totalement gâché par notre chauffeur de moto qui vient s'asseoir à notre table pour nous supplier, encore et encore, de le louer lui et ça moto le lendemain. Il demande quand même 17 000 kyats pour le tour de ville ! Marisa lui dit qu'elle a déjà loué les services de quelqu'un et moi, que j'ai loué un vélo. Lamentations, plaintes. Les loueurs de vélo seraient des gens riches (!!!!) alors que lui est très pauvre. Et je suis vraiment une personne mesquine et irresponsable de me contenter d'un vélo alors que je suis tellement riche et que mon argent pourrait servir à quelqu'un qui en a vraiment besoin. Il appelle sa femme au téléphone qui arrive avec son vélo : il veut que je lui loue pour 3000 kyats, le double de ce que je paie dans ma petite boutique. Sa femme pédale à côté de nous pendant le chemin du retour, les lamentations continuent devant l'hôtel. Un moment très déplaisant.