13 novembre : Pyin U Lwin
Quatrième nuit sans sommeil. Vivement qu'il revienne! Impossible de fermer l'oeil depuis plusieurs jour. Ce n'est pourtant pas la fatigue qui manque !
Lever à 3 heures du matin pour un départ en train à 4 heures. Plutôt violent comme expérience ! Le train est bondé. Je suis en face d'un jeune moine. Mais il ne parle pas anglais et refuse mon bonbon... J'ai entendu dire que les moines n'avaient pas le droit d'accepter des cadeaux venant des femmes...
Au lever du soleil le paysage est magnifique. Le train monte en zigzaguant une pente très raide. Il ne tourne pas mais va en marche arrière puis en marche avant, puis marche arrière pour escalader la montagne. Dommage que je ne sois pas du bon côté du train ! Je ne vois qu'une muraille de pierre depuis ma fenêtre. Une fois la montagne franchie, un plateau très cultivés, champs de fleurs multicolores, petits villages.
A Pyin U Lwin, on peut encore se faire promener en caleche...
Arrivé à Pyin U Lwin je trouve un hôtel pas cher (15 dollars) et avec tout le confort (draps, serviette, salle de bain, savon, clim, frigo et même télévision!). Mais le plus dur est de trouver un guide parlant anglais pour se promener dans les alentours. Vraiment pas facile. Finalement un vieux monsieur se présente à mon hôtel. Il demande 20 000 kyats (20 euros). C'est une somme quand même... Quand je pense qu'à Manalay ils ne demandaient que 17 000 alors que c'est sensé être moins cher dans les petites villes... J'arrive à baisser à 18 000, mais il me demandera 1000 de plus car il a dû payer de sa poche la personne que l'hôtel a envoyé pour le chercher!
Mon après-midi en image :
Jeune fille triant des prunes tout juste sorties de la saumure.
Récolte du riz... Je plains ces femmes : quel travail fatiguant!
Mon guide, Aneel Sarup
La ballade sera sympa mais sans plus. J'espérais me promener parmi les champs de fleurs vus depuis le train et passer dans des petits villages mais rien de tout cela malgré mon insistance auprès du guide. Visite d'une gigantesque grotte de plus d'un kilomètre de long transformé en sanctuaire bouddhiste. Mon guide, de religion hindou car son grand père est venu d'Inde avec les anglais au début du siècle (comme jardinier), m'explique qu'avant la grotte était un lieu de culte hindou, mais qu'ils ont été chassé pour mettre un temple bouddhiste à la place. Décors très kitch d'animaux en ciment et faux arbres en fer mais sympa. Belle cascade également à une centaine de mètres.
A la fin de la journée le guide m'emmène chez lui pour me présenter sa famille. Il n'a qu'une fille de 19 ans qui se marie en avril prochain. Je lui offre un échantillon de parfum. La maison est vraiment toute petite. Dans le salon il y a deux petites chapelles domestiques avec une bougie sur chacune : une bouddhiste et une hindouiste. Mon guide m'explique que le père de sa femme est bouddhiste et sa mère hindouiste mais qu'elle a choisi le bouddhisme d'où la présence de la chapelle. Il n'y a pas d'électricité et il m'éclaire avec une grosse lampe pour que je puisse boire mon thé. Il m'explique qu'il n'y a pas assez d'électricité pour tout le monde alors ils doivent partager : un jour c'est pour son quartier, un jour pour le quartier voisin.
Repas indien le soir, mais rien à faire, ce n'est pas aussi bon qu'en Inde : moins parfumé, trop salé et gras (à la mode birmane, quoi!).
Le repas du soir...
Pour m'endormir, championnat américain de pompom girl à la télévision : ces filles sont des vraies athlètes! Elles font des trucs incroyables!